Une approche globale de gestion de l’e-réputation
Avant de parler de gestion, il convient tout d’abord de se demander quels problèmes liés à l’« e reputation » peut-on rencontrer sur Internet ?
Cela peut se traduire par des liens de presse gênants, des avis négatifs de consommateurs sur des forums ou encore des articles de blogueurs… Que l’on soit un particulier (businessman, homme d’affaires, ou demandeur d’emploi…) ou une entreprise (en son nom propre, ses marques, ses produits…) des liens néfastes sur la première page de recherche Google entraînent indéniablement un mauvais a priori. Pis encore, une mauvaise e reputation pour une entreprise s’annonce comme un frein au développement économique et rend la conquête de nouveaux clients plus difficile. La mission devient alors presque impossible pour un demandeur d’emploi de décrocher un travail.
Alors que « googler » une personne ou une marque apparaît aujourd’hui comme courant, un expert en « e reputation » doit être capable de proposer des solutions complètes à des problèmes d’image online.
Il existe des actions à mettre en place pour soigner votre e reputation : surveiller ce qu’il se dit de vous, nettoyer ou enfouir les informations négatives, et développer votre communication digitale afin d’augmenter votre chiffre d’affaire.
Analyser puis surveiller ce qui se dit de vous sur Internet
Zen-Réputation a développé un logiciel de veille qui analyse tout le bruit autour d’un nom personnel ou du nom d’une entreprise (de son produit…). Votre score d’e-réputation est calculé et le logiciel facile à prendre en main, assure une vision globale de votre réputation sur le net. Une fois paramétré, il analysera au quotidien ce qui se dit de vous et dans l’avenir préviendra de tous commentaires néfastes. Un rapport sous format numérique sera envoyé aux utilisateurs chaque trimestre.
Ce logiciel se montre particulièrement efficace pour tous types de veille, veille technologique, veille stratégique, veille concurrentielle…
Nettoyer les informations négatives ou les enfouir
Il existe 2 méthodes principales pour nettoyer, noyer ou enfouir certains liens ou propos sur le net et ainsi travailler votre e-réputation.
Les propos sont jugés calomnieux et diffamatoires, il y a possibilité de faire supprimer purement et simplement des liens Internet en prenant contact directement avec les sites concernés.
Si la suppression s’avère impossible, l’enfouissement est envisagé. Il s’agit de créer du contenu de qualité qui émergera dans les premières positions de Google : créer du contenu qualitatif et promotionnel autour d’une marque ou d’une personne (technique du personal branding), pour « enfouir » ces liens gênants en troisième ou quatrième page Google. En effet il est prouvé statistiquement que plus de 90% des Internautes ne vont pas au delà de la deuxième page. De nombreux outils sont utilisés comme des blogs, des agrégateurs de contenu, ou encore des carrefours 2.0 comme Wikipédia. Toutefois, il ne faut pas oublier les réseaux sociaux…
Développer votre communication digitale par le Community Management
A travers la création et/ou l’entretien quotidien de sa communication sur les réseaux sociaux, l’entreprise va pouvoir renforcer et fidéliser sa communauté. Cette communauté est amenée à devenir le premier public de l’entreprise, ses nouveaux ambassadeurs en quelque sorte. En outre, publier régulièrement du contenu sur les réseaux va permettre de renforcer le référencement naturel et ainsi générer du trafic vers un site e-commerce, ou augmenter le nombre d’appels entrants. Être efficace et pertinent sur ces média sociaux en créant des ponts de convergence entre les différentes plate-formes où l’entreprise communique, se révèle créateur de business.
Dans le cadre de cette démarche globale de gestion d’e-réputation, Zen-Réputation s’est spécialisée sur ces trois activités pour surveiller, corriger, et développer l’e reputation avec pour objectif d’augmenter le chiffre d’affaire de ses clients.
Faire du Personal Branding pour contrôler son e-réputation
Personal Branding et e-réputation
Personne ne peut dire qu’il n’a jamais « Googler » quelqu’un avant un rendez-vous commercial ou un entretien d’embauche. La question qui se pose alors, connaissez-vous réellement ce qui se dit de vous sur la toile, connaissez-vous votre e-réputation ?
C’est là qu’intervient le Personal Branding, à savoir créer et gérer sa propre marque autour de son nom sur la toile. Ou autrement formulé, créer et gérer son propre nom sur la toile comme une marque. Avoir la main mise sur son Personal Branding et maîtriser les informations autour de son nom ne pourra qu’améliorer votre e-réputation, et jouera en votre faveur professionnellement.
Faire du Personal Branding permet :
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De gagner en visibilité
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De développer votre image voulue, en faisant votre propre communication
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De créer des nouveaux contenus
(qui vont vous permettre par exemple de faire reculer sur Google des liens qui pourraient être gênants car insultants ou calomnieux !)
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De recevoir un feedback sur votre présence sur le net
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De faire évoluer si nécessaire votre image.
Du Management Reputation de soi-même
Créer du contenu autour de son nom, le gérer, l’alimenter, le faire évoluer ect… Le tout dans une démarche global de gestion de son e-réputation.
Première étape donc se Googler et faire un état des lieux de sa situation. Êtes-vous inconnu(e) sur la toile, êtes-vous présent(e), parle-t-on de vous plutôt positivement, plutôt négativement ?
Être présent sur les réseaux sociaux professionnels donne incontestablement plus de visibilité. Pour être visible de manière « pro » sur la toile des sites comme Viadeo, Linkedin ou Do You Buzz semblent indispensables. Attention toutefois, les réseaux sociaux gagnent en référencement si vous actualisez vos données régulièrement, ou si vous « gagnez » de nouveaux contacts.
Pensez malin en ne reprenant pas à chaque fois la même description de vous. Identifiez 5 mots-clés (blogging, e-réputation, community management, alternance…) qui vous représentent, votre parcours, vos qualités, vos besoins ect… et faites les ressortir dans vos divers descriptions (utile avec Panda qui prend en compte les doublons). Chaque réseau à son audience, ses codes et son utilité, il convient donc d’adapter son discours et de ne pas se répéter.
Google Plus pour son pouvoir de référencement et Twitter pour son image d’utilisateurs ++ s’avèrent très positifs si ils sont utilisés et actualisés, dans la même logique qu’évoquée plus haut. Un blog tenu à jour, une présence sur les forums, un Tumblr sont des solutions à envisager, si elles apportent une plus-value d’expert dans son domaine d’activité. Enfin un Facebook professionnel n’est pas à exclure avec le nouveau système d’abonnement.
Et ne pas oublier de créer du contenu autour de vos mots-clés pour étendre son réseau de manière qualitative. Choisissez donc bien ces mots-clés et évitez les mots trop génériques ou trop courants. Aussi, essayer de développer une communauté qualifiée comme sur Twitter mieux vaut 400 followers influents dans votre domaine d’activité que « 10 000 team follow back ».
Crédit Photo : wild experience
Politique et e-réputation
Maîtriser sa communication et gérer son e-réputation en campagne
La campagne pour 2012 est déjà lancée et un politique doit aujourd’hui plus que jamais affirmer sa présence sur les réseaux sociaux s’il veut mettre toutes les chances de son côté. Pourquoi ? Parce que les réseaux sociaux permettent aux politiques et surtout à leurs équipes de percevoir les tendances dans l’opinion et de faire de la veille (veille concurrentielle, veille stratégique, veille e-réputation…). Ces média sociaux offrent aussi la possibilité de diffuser des messages, d’échanger avec les internautes, d’écouter des avis et bien sûr de réunir et gagner des soutiens. Le Management Reputation qui s’applique à une marque peut donc se décliner à un homme politique qui fait de la « relation clients » comme une marque à part entière.
Être présent sur les réseaux sociaux assure en terme d’e-réputation d’occuper le terrain de manière officielle, de créer son propre contenu en prenant la parole sur de nouveaux canaux et d’avoir une certaine maîtrise de ce qui se dit sur vous. Aussi, les réseaux sont des canaux de réponses rapides pour éteindre tout début d’incendie. Avoir ses propres prises de parole relayées sur les réseaux va « contrer » naturellement en quelque sorte des contenus néfastes ou diffamatoires susceptibles d’émerger.
Imaginer une véritable stratégie réseaux sociaux
En 2007 pour la précédente élection nos politiques avaient imaginé toute une stratégie Internet. Ségolène Royale avait développé un site Internet participatif (les prémices politiques du web 2.0) autour de son groupe de réflexion Désirs d’Avenirs. Nicolas Sarkozy avait derrière lui des bloggeurs influents comme Loic Le Meur qui ont soutenu et défendu en leur nom sa candidature.
Si l’on part du principe que chaque homme ou femme politique possède son site Internet (avec son forum ?) et un blog qui appellent à la participation, les réseaux sociaux ont démocratisé et totalement révolutionné la participation des électeurs. Le fait de « liker » des posts, de donner son avis sous forme de commentaires et de relayer d’autres infos sonnent comme banal aujourd’hui.
Pour aller plus loin, un homme ou une femme politique oseront-t-ils une véritable stratégie tournée vers les réseaux sociaux ? Avec un nom et un slogan dédiés aux réseaux sociaux voir un hashtag qui en découlerait (#YesWeCan) ? Un nom qui sentirait bon la politique influente et créative, avec des Pages Facebook et Comptes Twitter au graphisme très Web 2.0 ?
Les Politiques adaptent allègrement leurs discours en fonction du public et/ou du média sur lequel ils s’expriment. Alors pourquoi ne pas imaginer un ton et des informations calibrées pour les média sociaux ? Une stratégie sur les principaux réseaux qui appliquerait des principes simples : faire du grand public sur Facebook, de l’information en temps réel sur Twitter et du B2B influenceurs sur Google Plus, sans oublier les possibilités qu’offrent la géolocalisation sur Foursquare.
Si l’on part du principe qu’un politicien ne peut pas gérer lui-même ses comptes, imaginez le travail enrichissant pour un Community Manager d’homme politique qui devra s’imprégner totalement des convictions de « son candidat » pour gérer son e-réputation au quotidien. Un modèle simple pourrait alors voir le jour, un Community Manager qui travaillerait en étroite collaboration avec un conseiller politique d’un candidat, un conseiller spécial réseaux sociaux.
Résultat du Grand Prix de l’e-réputation 2011
En partenariat avec Zen-Reputation.com, la Première Edition du Grand Prix de l’E-Réputation vient de sacrer Space Invader comme Artiste le Plus Populaire sur la Toile en 2011 !
Nota Bene : La qualité sonore de la vidéo laisse à désirer, nous recherchons le podcast de l’émission. En attendant nous vous encourageons à pousser à fond le volume de vos enceintes
E-réputation et Relations de Presse
Les relations de presse sont nées pour gérer la réputation des entreprises dans les média traditionnels. Avec Internet, les agences de RP ont dû prendre en compte les journalistes spécialisés web. Aujourd’hui avec l’ère des réseaux sociaux, il s’agit de draguer des influenceurs qui ne travaillent pas tous comme journalistes. Mettons que vous travailliez pour une marque d’agroalimentaire, ils vous faudra séduire un blogueur culinaire influent, qui n’est bien souvent pas un journaliste classique. Pourtant son poids sur le net et son influence sont énormes !
En effet on constate depuis plusieurs années l’influence décroissante de ces média traditionnels, renforcée par le fait que l’audience des sites web est aujourd’hui en partie générée par les réseaux sociaux. Toujours dans le monde culinaire, de plus en plus de personnes se renseignent sur un restaurant sur Internet avant d’aller y manger. L’e-réputation apparaît donc comme un enjeux majeur pour un restaurateur.
E-events et e-voyages de presse
Nous vous parlions il y a quelques semaine des e-events, ces événements calibrés pour avoir des retombées sur les réseaux sociaux (cf l’article sur Citröen). C’est sur ce principe qu’ont été imaginés les « e-voyages de presse ».
Si la réputation des entreprises a créé les relations de presse, alors l’e-réputation des entreprises aboutit a des opérations d’e-relations de presse. Pour le tourisme par exemple, les voyages de presse pour l’agence de RP consistaient par le passé a inviter des journalistes vers une destination dont l’agence a la charge de la promotion, et attendre le résultat de ces derniers dans leurs supports respectifs.
Les blogueurs ont révolutionné cette manière de procéder. Pour qu’on parle d’une destination, il faut donc que des blogueurs influents du web et des réseaux sociaux en parlent. Il faudra pour un e-voyage de presse que l’agence choisisse et segmente les e-influenceurs de manière intelligente en fonction des objectifs du client. Certains seront influents sur la toile à propos des voyages et du tourisme, d’autres justes influents en règle générale, d’autres plutôt blogueurs, d’autres plutôt Twittos, d’autres encore spécialistes des vidéos et de Youtube…
La plus grande différence réside dans le fait que cet e-voyage et ses participants vont diffuser en temps réel les nouvelles. C’est le soir même que les blogueurs rédigeront leurs articles. Ce format de voyage va inciter à gérer les retombées en temps réel.
Il s’agit de bien définir avec eux les Hashtags à utiliser, et les objectifs. Sur ce type d’opération, Foursquare et sa géolocalisation sont tout à fait indiqués. Mais la vraie force de ces e-voyages de presse réside dans le fait que l’agence et la destination cliente vont pouvoir aller à la rencontre et faire réagir directement leurs clients potentiels.
Voici la force des réseaux sociaux et de l’e-réputation, qui offrent la possibilité de mesurer directement l’impact et le feedback d’un voyage de presse. Et maîtriser son e-réputation s’avère indispensable pour en faire un véritable avantage concurrentiel !
Mettre en jeu son e-réputation pour émerger
Avec l’explosion de la bulle 2.0 votre e-réputation devient un élément essentiel pour créer un avantage substantiel sur vos concurrents, et le Management Reputation apparaît alors comme essentiel. Faire du Management Reputation consiste à gérer la réputation d’une entreprise, d’une personne ou d’une marque sur Internet, et cette gestion de l’e-réputation s’apparente à une démarche globale qui doit être associée à la qualité produit et la qualité de la relation client.
Dans un premier temps surveiller son e-réputation
Citroën a mis en place une opération baptisée «Social Club» dans son magasin des Champs Élysées, 4 grands écrans qui diffusent en continu tout ce qui se dit en direct sur la marque sur les principaux réseaux sociaux à travers le monde ! Les visiteurs peuvent bien évidement interagir. Un tweet d’un jeune espagnol annonce le vol de sa Picasso, une annonce via Facebook d’un français qui cherche un siège bébé pour une C3, voici le genre de choses légères que l’on pouvait lire.
Nul doute que Citroën a bien verrouillé son opération en s’étant assurer en amont que son e-réputation était bonne et ne prenait que des risques calculés à exposer ainsi en un même lieu tout ce qui ce dit sur elle.
Pour s’assurer la meilleure estime possible des Internautes, le management Reputation vous demande d’appliquer ces 3 principes fondamentaux :
-surveiller ce qui ce dit sur vous, faire de la veille veille stratégique, (veille technologique, veille concurrentielle…),
- nettoyer les informations calomnieuses, et avoir une démarche d’action pro active,
- interagir avec votre communauté et créer du contenu autour de sa marque pour développer et faire évoluer votre e-réputation.
Créer des e-événements pour soigner son e-réputation
Un e-événement ne touche directement que très peu de monde. Ici à part les quelques visiteurs du magasin des Champs Élysées qui garderont certes un souvenir fort et amusé, cette opération a un impact limité.
L’avantage concurrentiel va donc se créer sur les réseaux sociaux. Combien de Tweets reprenant cette opération ? Combien de hashtags, combien de partage sur Facebook ou encore sur Google +, combien de géolocalisation sur Foursquare ? Ce genre d’opération amuse le «twittos influent» car la marque ose et innove. Moralité, si votre e-réputation se révèle bonne, en osant des événements originaux comme celui-ci à forte mobilisation de Twittos, vous renforcerez encore la sympathie autour de votre marque et contribuerez ainsi à gagner de nouveaux clients.
Crédit Photo : http://lentreprise.lexpress.fr
Klout : l’outil qui crée la polémique
Depuis quelques semaines, un nouveau service divise et crée la controverse dans le petit monde de l’internet en France. En effet, le web s’est agité autour de ce nouvel outil pas si révolutionnaire …
Au milieu de cette querelle : Le Klout score. Ce service attribue un score dit « l’influence » après avoir analysé les différentes présences sociales avec une méthode de calcul très précise. Le score résultant d’une pondération entre taille du cercle actif (c’est-à-dire le nombre de fans, followers ou amis actifs), leur score Klout et la capacité à créer le débat ou la propagation autour d’un message. Cet outil permet de distinguer tous les acteurs de la communication 2.0, de voir qui a de l’influence et qui n’en a pas.
Actuellement, la méthode d’évaluation prend en compte : Twitter, Facebook, Linkedin, Foursquare, Youtube, Instagram, Blogger, LastFM, Flickr, Tumblr. (http://www.minutebuzz.com/influence/#france) Afin d’obtenir un bon Klout score, il faut être présent sur l’ensemble de ces réseaux : c’est cette particularité qui divise. Le Klout poussant plus vers une stratégie de présence qu’à une réelle valorisation du contenu de qualité. Il faut toujours alimenter ses réseaux sociaux sinon c’est la dégringolade au classement.
La polémique a éclaté après la publication par le site Minutebuzz qui a mis en ligne le classement des 100 plus gros Klout scores hexagonaux. Ce classement est automatisé, évolue quotidiennement et est également décliné pour les Klout scores mondiaux. Même si la capacité du Klout à mesurer l’influence Social Media reste un débat, le service rentre progressivement dans la culture web.
Ainsi, l’approche de l’outil peut être intéressant pour les marques. Klout donnant un score associé à un type de profil social de la personne ou de l’entreprise, cela peut être très utile en matière de ROI et même de personal branding. Cela peut être important pour une marque : plus son score est élevé, plus elle aura l’image d’une marque qui aura compris l’importance de la communication web 2.0, de dialoguer et échanger avec ses cibles.
On peut se poser la question suivante : Le Klout ne serait-il alors qu’un indicateur d’influence ou plutôt un indicateur d’activités ?
Réseaux sociaux : de nouvelles pratiques à intégrer
Suite à une étude publiée par le cabinet d’étude Coutner, sur la lassitude et le désintérêt de plus en plus important des internautes vis-à-vis des réseaux sociaux, Facebook a rapidement réagi, en proposant une nouvelle fonctionnalité appelée « On This Day in… » qui permet au membre du réseau un petit retour vers le passé. En effet, lorsque le membre du réseau se trouve sur une page, qui n’est pas celle de son profil, il peut voir sur la droite de son écran, d’anciens statuts et commentaires. Cette application a pour but de recentrer la stratégie de Facebook autour du social via la nostalgie des internautes.
Basé sur le même sentiment et à l’occasion de son 75ème anniversaire, Orangina a élaboré une application « Show Your Originals », autorisant les utilisateurs à découvrir le top 10 des premiers amis acceptés, des premiers messages envoyés, ou commentaires édités lors de leur inscription sur le réseau. De plus, l’application rend possible l’enregistrement et le partage de ce même top 10 : un vrai bond en arrière !
Ce changement de stratégie prouve que l’utilisation des réseaux sociaux est en pleine évolution : les marques doivent s’adapter et adopter une position différente afin que leurs campagnes touchent les cibles visées.
En effet, ces dernières années, les marques ont toutes adopté la même stratégie avec le même objectif : gagner un maximum de fans, followers ou amis. Ainsi, le succès est trop souvent ramené à ce critère quantitatif alors que le qualitatif devrait être privilégié. C’est la qualité de la conversation avec les internautes qui permet de rendre la campagne efficace, pas le nombre de fans.
D’ailleurs, pour caractériser une bonne campagne, Facebook a établi un petit guide où 7 critères sont définis et aucun ne parle d’objectif quantitatif de recrutement de fans.
De plus, une étude menée par l’institut Hitwise conclut qu’« un fan Facebook ciblé apporte en moyenne 20 visites par an sur la page de l’annonceur. Ce qui, multiplié par le nombre de fans potentiels d’une marque peut vite atteindre des chiffres et des volumes de trafic intéressants. Dans un cas où les fans ont été ciblés sans être incentivés, recrutés uniquement par la qualité du déploiement du plan média et la créativité de l’agence de communication, et où la communauté est régulièrement animée par un community manager, les fans deviennent alors un vrai panel de consommateurs, et des clients en puissance. ».
Par conséquent, le plus fondamental étant, une fois la communauté recrutée, de l’animer et ce de manière régulière, avec des rendez-vous, à l’instar d’un sommaire de magazine, avec des publications exclusives, des vidéos, des jeux, des concours ou encore des contenus inédits et dédiés, la participation des fans…
Les marques doivent faire évoluer leur stratégie : le comportement des utilisateurs n’étant plus le mêmes qu’en 2007, lors de l’arrivée des réseaux sociaux en France.
En quelques semaines, plusieurs conflits ont opposé les autorités américaines à de nouveaux phénomènes liés aux réseaux sociaux. Ces évènements ont permis de mettre en avant un problème : le flou émanant de la frontière entre liberté d’expression et contrôle policier.
En effet, tout a commencé à Hollywood, début juillet, lors que le tweet d’un célèbre DJ américain : DJ Kaskada a créé une véritable émeute. Ce dernier avait posté sur le site de micro-blogging, une invitation adressée à ses fans, à venir voir un documentaire dans lequel il apparaissait : un afflux incontrôlable de spectateurs se sont alors présentés pour voir le film. La police a dû refouler des centaines de personnes, ce qui a entrainé d’importants troubles.
Autre exemple, il y a quelques semaines, le shérif du comté de Los Angeles a accusé le rappeur “The Game” d’avoir envoyé un tweet à ses fans, leur demandant, sur le ton de la blague, d’appeler le numéro d’urgence de la police, afin de demander des stages de rap. Le bureau du shérif a alors été submergé d’appels ce qui a provoqué une saturation des lignes pendant plus de 3 heures. Les autorités ont alors ouvert une enquête et réclament des poursuites contre le musicien.
Enfin, il y a quelques jours, à San Francisco, les autorités de la ville ont décidé de désactiver le réseau de téléphonie mobile de centaines de stations du métro BART afin d’éviter un rassemblement de manifestants qui était prévu sur les lignes souterraines. Les responsables de la compagnie de métro ont alors reconnu que cette interruption avait pour but de garantir la sécurité des usagers. Le groupe Anonymous (groupe de désobéissance civile actif étendu sur Internet ) a, en représailles, piraté le métro quelques jours plus tard, bloquant plusieurs centaines d’usagers.
Ces trois évènements prouvent qu’il existe une réelle tension entre les utilisateurs des réseaux sociaux et les pouvoirs publics : ces dernière considérant ces réseaux comme un outil important pouvant faire vaciller leur autorité. Cependant, selon Hanni Fakhoury, avocat de la Fondation Frontière Electronique, a déclaré à l’AFP ” qu’une page twitter est publique et que la police, logiquement, a autorité pour la surveiller afin de détecter les crimes. Mais nous ne pensons pas que la police ait le droit de limiter où, quand et comment les gens peuvent communiquer.”
Par conséquent, le problème se situe peut-être dans le fait que les autorités se doivent de contrôler un phénomène tout nouveau à l’aide de mesures qui ne sont pas adaptées et qui datent du siècle dernier. Un vrai défi à relever. Toutefois, il serait probablement opportun pour de telles organisations publiques d’utiliser un logiciel de veille internet.
Arrêtés grâce à leur e-réputation
Les émeutes qui ont secoué la Grande Bretagne n’ont pas manqué d’émouvoir le monde entier. Cela n’est pas sans rappeler les quelques jours d’un mois de novembre 2006 dans la banlieue nord de Paris. Les dégâts résultant de ces émeutes ne sont pas des moindres et ceux-ci ont été causés par des casseurs qui n’ont pas manqué de piller les magasins et autres sites de ventes.
Si les casseurs ont eu « l’ingénieuse » idée de rameuter leurs congénères via les réseaux sociaux, ils ont oublié que sur le Web, tout se sait et quand une information est diffusée, il est difficile de la rattraper. Les autorités londoniennes ont eu, quant à elles, la brillante idée d’utiliser les ressources offertes par le Web pour mettre fin à ces violences urbaines. En effet, de nombreux jeunes n’ont pas manqué de s’exhiber sur le Web avec « leurs trophées ». Ils se sont érigé une e-réputation dans la mesure où des images furent diffusées sur le Web et dans les différents médias. A leur où nous postons ce billet, les autorités britanniques procèdent aux arrestations et aux premières condamnations.
Les individus doivent prendre conscience de l’importance avérée de la notion d’e-réputation et faire preuve d’une plus grande responsabilité dans leurs actes. Quand on pense au fait que de nombreux casseurs sont issus de différentes catégories socio-professionnelles, il est clair que la notion de réputation en général et d’e-réputation en particulier a encore du chemin. Dernièrement en France, un évadé s’est fait arrêté après avoir posté une vidéo de lui, entrain de chanter, sur le Web.
Retenons que nos actions, selon qu’elles soient positives ou négatives auront un impact positif ou négatif sur notre e-réputation surtout à l’heure des TIC.








